– L’OMBRE ET LA LUMIÈRE, LA LUMIÈRE ET L’OMBRE –

Si la lumière s’éteint, l’ombre suit son chemin.

 

En ce « jour des morts » comme on le dit chez moi,

voici quelques lignes en pensant à moi et à eux.

Moment écriture, je transmets ici mes perceptions … si cela vous parle …

 

  • Comme une bougie éteinte par un souffle qui vient juste de laisser aller la lumière.

Le mouvement de l’essence de la flamme est encore presque perceptible et se prolonge dans une fine fumée noir.

A ce moment, dans nos yeux, cette couleur jeune et cette chaleur n’existent plus, l’énergie s’est transformée.

La forme a donc changée visible ou non.

  • L’instant d’une expiration amenant du vide que l’on peu doucement ressentir.

Comme si l’air laissait une place plus importante à l’eau, qui, goutte après goutte va être évacuée le long des yeux et sur le fils des joues. Des saccades, des sons et d’autres maux.

Une secousse vient de percuter le corps et le cœur.

Les idées se coupent presque, comme une envie d’oublier ce qui est, d’arrêter le temps voir de le remonter, pour éviter de vivre ce moment que nous percevons comme douloureux comme pour fuir.

Sensation dans la gorge, une douleur poignante, des choses à exprimer qui sont comme coincées.

Et puis, se goûte aussi sur nos lèvres, le sel, empreinte de vie.

 

  • Sensation particulière, intégration, puis ce qui ressemble à un calme, un état en suspension qui se vit pour un moment, comme être dans le vague, ou dans la vague.

 

Après avoir été traversé, voir transporté, quelque chose se pose, se repose.

  • Parfois nous souhaitons que non ! par pitié, laissez moi ! Je ne veux pas vivre ça, pas de pleurs, pas de tristesse, pas de changements…  fuir… résister… ne pas vivre ces émotions…

Oublions-nous parfois que la vie c’est aussi ça, le mouvement, accueillir tous nos ressentis pour Etre pleinement ?

On peut aussi vivre cela comme difficile et ne pas avoir envie de souffrir comme on peut le penser,

quitte à bloquer ces énergies.

Rien n’est bien ni mal en soi, nous choisissons nos lunettes.

OUI, à certains moments, « certaines parties » en moi n’ont pas envie d’aller voir l’ombre, ni de l’accueillir…

impression de souffrance… PEUR …

Et alors ? je vis ça

Et quand j’y vais, même si c’est parfois désagréable,

c’est « bon » aussi de ressentir les deux contraires,

d’être les deux.

  • Ici, nous pouvons expérimenter l’ombre comme la lumière, pour faire l’expérience de l’un,

il est nécessaire que l’autre existe. Je suis reconnaissante pour les deux…

 

[Ahahahah  le rire me vient en relisant… comme on dit aussi « pète un coup ça ira mieux ! »

pff qu’est que je peux être sérieuse parfois ou non !]

 

Oh que de belles phrases… comme d’autres peut être pour nous rassurer sur certains plans. Lorsque l’on est pris par le courant ça peut ne pas nous aider, voir nous agacer… (et oui perso je suis humaine lol)

 

  • ET Si nous décidions que plutôt qu’être pris par le courant, on se laissait traverser par lui, par l’eau, en ressentant ce qui se passe en nous, sans chercher à l’éviter, le retenir ou rester se noyer dedans ? Ressentir toutes les émotions…

Laissons nous traverser par « l’ombre », laissons nous traverser par « la lumière ».

Reconnaissons toutes nos parts d’ombre et de lumière.



– VIVONS-


 

Tout est déjà là.

[Aller maintenant je vais aller me balader un peu ;)]

MERCI à tous ces êtres qui ont échangés/échangent avec moi directement ou indirectement, et qui ne sont plus dans cet espace temps. Merci aussi à tous les autres 😉

Merci pour tout cet amour. Je vous aime et je vous embrasse.


Merci à vous, lecteurs et lectrices de ce message.



Charlotte TREMEL.